Méningo-encéphalite lymphocytaire hypoglycorachique : au-delà de la tuberculose, penser à la neurobrucellose Méningo-encéphalite lymphocytaire hypoglycorachique : au-delà de la tuberculose, penser à la neurobrucellose
Résumé
Méningo-encéphalite lymphocytaire hypoglycorachique : au-delà de la tuberculose, penser à la neurobrucellose
Introduction. La brucellose est une infection zoonotique commune dans de nombreux pays du monde causée par des bactéries du genre Brucella. La neurobrucellose peut se développer à n'importe quel stade de la maladie et peut avoir des manifestations très variables. L’objectif de ce travail est de souligner l’importance d’évoquer ce diagnostic devant tout tableau de méningo-encéphalite chronique dans un contexte d’exposition au risque brucellique.
Patient et méthode. Nous rapportons le cas d'un patient de 65 ans, agriculteur, qui présentait un tableau de méningo-encéphalite d’évolution chronique depuis deux mois.
Résultats. Les résultats de la ponction lombaire, de l'imagerie par résonnance magnétique et surtout la sérologie ont permis de conclure à une neurobrucellose. L'évolution sous bi-antibiothérapie a été favorable, avec régression des signes neurologiques et reprise de l’autonomie.
Conclusion. La brucellose, bien que rare, doit rester dans les diagnostiques différentiels devant une méningite lymphocytaire hypoglycorachique, surtout en zone endémique.
Hypoglycorrhachia lymphocytic meningoencephalitis: beyond tuberculosis, consider neurobrucellosis
Introduction. Brucellosis, a common zoonotic infection caused by bacteria of the genus Brucella, is prevalent in many countries around the world. Neurobrucellosis can develop at any stage of the disease and present with a variety of symptoms. This study aims to emphasize the importance of considering this diagnosis in cases of chronic meningoencephalitis when brucellosis exposure is a possibility.
Patients and methods. We present the case of a 65-year-old farmer with a two-month history of chronic meningoencephalitis.
Results. The results of the lumbar puncture, magnetic resonance imaging, and most importantly, serology, led to a diagnosis of neurobrucellosis. The patient responded well to dual antibiotic therapy, with regression of neurological signs and a return to independence.
Conclusion. Although rare, brucellosis should remain in the differential diagnosis for hypoglycorrhachia lymphocytic meningitis, particularly in endemic regions.
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