Prise en charge des envenimations par morsure de serpent à l’Institut de recherche en biologie appliquée de Guinée Treatment of snakebites at the Guinea Institute for Applied Biology Research
Résumé
Treatment of snakebites at the Guinea Institute for Applied Biology Research
Objectives. This study aims to present the epidemiological and clinical characteristics of snakebites treated in Kindia, Guinea, between 2015 and 2019.
Materials and methods. We conducted a retrospective descriptive study covering the period from January 2015 to December 2019. The study included all patient records for envenomation from snakebites at the Institut de Recherche en Biologie Appliquée de Guinée in Kindia.
Results. A total of 1,420 snakebites were recorded, including 1,008 envenomations (male-to-female ratio = 1.2), over a 60-month period. Most patients (76.9%) came from rural areas and were primarily involved in agriculture and livestock farming. In 85.4% of cases, the bites were to the lower limbs. Viper syndrome was predominant, and 98.5% of patients received antivenom with a 95.9% cure rate.
Conclusion. The results of this study demonstrate that snakebite envenomation are common and have a 2.5% case-fatality rate. These results suggest the need for greater consideration of snakebites in Guinea's health policy.
Prise en charge des envenimations par morsure de serpent à l’Institut de recherche en biologie appliquée de Guinée
Objectifs. Le but de cette étude est de présenter les caractéristiques épidémiologiques et cliniques des envenimations par morsure de serpent traitées de 2015 à 2019 à Kindia, en Guinée.
Matériel et méthodes. Nous avons réalisé une étude rétrospective descriptive d’une période de 5 ans (janvier 2015 à décembre 2019), incluant tous les dossiers de patients admis pour envenimation par morsure de serpent à l’Institut de recherche en biologie appliquée de Guinée, à Kindia.
Résultats. Il a été enregistré 1 420 cas de morsure dont 1 008 envenimations (sex-ratio H/F = 1,2) en 60 mois. Les patients provenaient majoritairement du milieu rural (76,9 %) et pratiquaient principalement l’agriculture et l’élevage. Les morsures siégeaient aux membres inférieurs dans 85,4 % des cas. Le syndrome vipérin était dominant et 98,5 % de nos patients ont bénéficié d’un antivenin avec un taux de guérison de 95,9 %.
Conclusion. Les résultats de cette étude montrent que les accidents d’envenimation par morsure de serpent sont fréquents et entraînent une létalité de 2,5 %. Les résultats plaident en faveur d’une meilleure prise en compte des morsures de serpents dans la politique sanitaire de la Guinée.
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